Mainland ou Free Zone aux Émirats arabes unis : un choix juridique ou une décision stratégique ?
La question « Mainland ou Free Zone ? » figure parmi les plus recherchées par les entrepreneurs qui envisagent la création d’une société aux Émirats arabes unis. À première vue, il s’agit d’une distinction technique, presque administrative. Pourtant, en 2026, ce choix dépasse largement le cadre d’une simple licence. Il détermine la manière dont l’entreprise opérera, accédera au système bancaire, structurera sa fiscalité et s’insérera dans l’économie locale et internationale.
Les Émirats arabes unis ne sont plus une juridiction d’entrée simplifiée. Le pays a mis en place une architecture réglementaire mature, introduit l’impôt sur les sociétés, renforcé les exigences en matière de substance économique et consolidé son cadre de conformité bancaire. Dans ce contexte, choisir entre une société Mainland et une société Free Zone n’est plus une question de coût ou de rapidité d’enregistrement, mais d’adéquation entre la structure juridique et la réalité économique du projet.

Une société Mainland est enregistrée auprès du Department of Economic Development de l’émirat concerné, qu’il s’agisse de Dubaï, d’Abou Dhabi ou d’un autre territoire. Depuis les réformes autorisant la propriété étrangère à 100 % pour la majorité des activités, la création d’une société Mainland à Dubaï est devenue particulièrement attractive pour les investisseurs internationaux. Mais l’évolution la plus significative réside dans la perception : une société Mainland est considérée comme pleinement intégrée à l’économie nationale, capable d’opérer directement sur le marché intérieur et de participer à des projets publics ou institutionnels sans intermédiaire.
À l’inverse, une société Free Zone opère au sein d’une zone franche disposant de sa propre autorité et de son cadre réglementaire spécifique. Les Émirats comptent plus de quarante Free Zones, souvent spécialisées par secteur — technologie, médias, finance, logistique ou commerce international. La création d’une société en Free Zone est historiquement associée à une procédure simplifiée, à la propriété étrangère intégrale et, sous certaines conditions, à l’application d’un taux de 0 % d’impôt sur les sociétés pour les revenus qualifiés.
Cependant, en 2026, la distinction entre Mainland et Free Zone est plus subtile qu’elle ne l’était auparavant. L’introduction de l’impôt sur les sociétés aux Émirats arabes unis a redéfini les équilibres. Si une société Free Zone peut bénéficier d’un régime fiscal favorable, cela suppose le respect strict des règles relatives à la substance économique et à la nature des revenus. Une société Mainland, bien que soumise au régime fiscal standard, peut offrir davantage de cohérence pour une activité principalement orientée vers le marché local.
La TVA, les obligations comptables et les exigences réglementaires s’appliquent indépendamment de la juridiction dès lors que les seuils légaux sont atteints. En d’autres termes, ni la Mainland ni la Free Zone n’échappent au cadre fiscal et financier global des Émirats. La différence ne réside pas dans l’intensité de la régulation, mais dans la manière dont la structure choisie reflète la géographie des revenus et le modèle économique réel.
L’élément bancaire constitue désormais un facteur déterminant. En 2026, l’ouverture d’un compte bancaire d’entreprise aux Émirats arabes unis est étroitement liée à la crédibilité structurelle de la société. Les banques examinent la transparence de l’actionnariat, la cohérence de l’activité, l’origine des fonds et la logique des flux financiers. Une société Free Zone dépourvue de substance économique peut rencontrer des difficultés similaires à une société Mainland mal structurée. Le processus de conformité bancaire révèle aujourd’hui la solidité de l’architecture corporative, bien plus que le type de licence.
La notion de substance économique, autrefois perçue comme purement technique, est devenue centrale. La présence réelle — bureaux, direction effective, activité opérationnelle — influence la fiscalité, la stabilité bancaire et la réputation internationale. Les structures « légères » ou purement formelles sont de moins en moins compatibles avec l’environnement réglementaire actuel.
Les considérations liées à la résidence et aux visas renforcent encore la dimension stratégique du choix. Les deux structures permettent l’obtention de visas de résidence et, sous certaines conditions, l’accès à des programmes de long terme tels que la Golden Visa. Toutefois, les modalités pratiques peuvent varier selon la juridiction et la nature de l’activité. Là encore, la structure doit découler de la stratégie globale.
L’erreur la plus fréquente consiste à réduire le débat Mainland vs Free Zone à une comparaison de frais d’enregistrement ou de délais administratifs. Or, une restructuration ultérieure — motivée par des ajustements fiscaux, bancaires ou opérationnels — s’avère bien plus complexe que la conception d’une structure cohérente dès l’origine.

Chez Garant Business Consultancy, nous considérons la Mainland et la Free Zone comme deux instruments de conception juridique et financière. Le choix dépend de la provenance des revenus, de la stratégie bancaire, du positionnement fiscal et des objectifs d’expansion internationale. Notre approche ne consiste pas à promouvoir une option, mais à bâtir une architecture d’entreprise alignée sur la réalité économique du projet et capable de résister aux exigences réglementaires.
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Dans l’environnement actuel des Émirats arabes unis, Mainland et Free Zone ne sont pas des options concurrentes dans une grille tarifaire. Ce sont deux cadres stratégiques distincts. Le bon choix ne dépend pas d’un avantage promotionnel, mais de la vision à long terme de votre entreprise au sein d’une économie devenue l’une des plus structurées et dynamiques du monde émergent.